L'herbe roulée à la barbe du vent semble irriter les beaux yeux de l'ange défait, qui irradie ses ailes penché sur la face sombre de la lune. L'ange bleu boit les fumées et décompose l'ensemble des volutes serrés en une étrange musique, peinture des glaciers oculaires. La fumée hurle les lenteurs du vent et s'éteint sur les voiles guturaux de l'ange.
Un filet rubéole,
Des lèvres suaves.
Massacre à grands coups d'ailes !
Un tigre renégat
Loge dans tes yeux.
Une larme en livrée,
Et des vagues déchirées.
Langue glacée
Perdue, pendue
Sur un couteau de digitales.
Eclat vénal,
De ton iris,
Redoutable!
C'est un dard retenu à une jupe,
Une voltige de ronces.
Epineux sentier,
Théâtrale rencontre
D'un cheval fou et de sa robe.
Une embolie à mi-jambe
Un foutre épaix et majestueux.
Et tant de lunes et tant de mots,
Jusqu'à ton sexe,
Jusqu'à tes yeux!
L'oeil du dragon est ce tunnel vers la vie, toujours tendu vers la terre qui crache des paquets d'herbes aussi précieuses que des émeraudes, aussi tendres à boire que l'eau de jade.
Dessus il y a le bleu du monde qui fulgure les esprits en grandes trainées symphoniques.
La grotte de safran appelle ses lutins aux abords de la nuit.

