Sur les trottoirs d'une capitale, les nyctalopes inaugurent de vertigineuses contrées, plongés sans passion dans le coeur onirique d'un monarque qui les cannibalise de ses dents malades.
A l'heure dite, le grand coucou secoua sa lippe et refusa catégoriquement de jouer aux dés avec le garde chiourme de la tour César. Il lâcha un gaz explicite qui fut retenu à tout jamais comme le son national de l'espace naissant du Jahkarkastan.
"Insolation sur téton"; 1994, Mahka Bee, New Gorhk. Peinture et photographie aussi pour les tétons de Sophie...
Les tétons de Sophie sont considérés comme une oeuvre d'art au Jahkarkastan, et nombreux artistes les ont immortalisé. Ici, coup de graph du célèbre Abdn Jahjah, contemporain du temps de la grotte ( Musée de l'algue, à Grabün : "Les tétons de Sophie revérifiés",1987).
Cela faisait des lunes que Sophie se mirait dans l'eau de la Salle Alfam, dernier recoin de la grotte aux tritons, à trois cent mètres de fond. L'eau était très claire et les torches murales de la salle lui donnaient une teinte magique, cuivrée. Sophie regardait ses jambes et les trouvait superbes, mais ce qui la subjuguait, c'était ses tétons, deux boutons de roses qui couvraient de leurs couleurs son corps saphir ouvert à toutes les caresses des lutins qui la contemplaient eux'aussi depuis les niches perchées de la grande salle. Ses tétons étaient des rubis couleurs de miel, véritables tamarins aux goût de vanille bourbon, amplifié d'un savant mélange de passion, d'hibiscus et d'une fragance de jasmin. Sophie dévorait des yeux ses petits tétons et elle en était éperduement amoureuse, passant des heures la tête plongée vers la surface de l'eau. Les lutins venaient parfois lui offrir une caresse, usant de leurs fines langues qu'ils promenaient alors sur les courbes délicieuses de ces fruits féminins. Sophie était alors au comble de l'extase, et ses tétons gonflaient encore et semblaient à ces moments là crever généreusement la surface de l'eau de la grotte des tritons.


