Ce grand ami récite à travers son Om Mani Padme Um, un torrent gravé sur le granite de la planète. Terre qu'il visite à chacun de ses pas d'une manière toujours différente, un torrent réglé d'une musique très rebondie, presque toute en couleurs, un torrent qui sans cesse dit à l'autre "Je crois en l'un possible".
La goyave a laissé un tibisous sur le mandarinier et déjà la lime écarte ses pépins sur le grand verre du fruit qui passionne l'oiseau Pili, il a ouvert les trois rivières et tout dégouline sur le coeur de la belle Babou. Ti bisou.
Maître Tasson s'est couché là, pleinement lié à ce morceau de terre . Il ne continuera pas la piste ce soir et seuls les lucioles viendront lui rendre un dernier hommage.Un haricot,
Ce légume fibreux,
Quelle chance tu as toi,
Petite fille,
de toucher ce doux végétal,
Ses jets de grains sur tes pétales
Cerclent tes yeux
De verdure...
alors tu voles,
Oui,
Tu voles de te savoir heureuse,
Parceque tu mâches
Aussi
Le fil qui relie
Ces deux cosses,
Serrées,
Accolées,
En baiser...
tu les détruis,
Enfant,
tu les fulgures en arc!
Le sorbet à la rose est comme ces épines d'acacia qui parviennent un jour à vous piquer la main. Ces piqures, nous ne les cherchons pas elles s'imposent ... la rose offre ses fleurs et plus rarement son coeur glacé, ce qui la rend moins suspecte aux yeux de la planète que l'acacia qui même s'il est de miel passe pour un épineux. L'épine de la rose blesse autant que celle de l'acacia mais la douceur de son parfum efface bien des douleurs et rassure même les coeurs en pleurs quand la belle est en bouton. Alors pourquoi s'attarder sur ses piqures quand l'acacia de sa hauteur peut tout endosser à lui seul... le beignet fond devant la glace!


