Je suis Jahkar, et je ne sais pas encore comment vous raconter l'histoire de cet espace flottant dans chacune des mémoires de ceux qui un jour s'y sont perdus, ne serait-ce même qu'un très court instant. Mais c'est bien cette aventure que je vais tenter de vous narrer prochainement: l'histoire virgule de Jahkarkastan...
C'est dimanche et la mousse de L'Adèle secoue encore et toujours un peu les veines au réveil, la tête brasse quelques idées lointaines qui n'étaient jusqu'à là pas parvenues à fuir jusqu'au goulot, optant pour le fond de cuve. Je descends l'escalier de la chambre à la cuisine, c'est pas évident, tiens! y aurait-il des marches plus larges aujourd'hui, où bien mon pied s'enfonce dans la terre.... Le conduit est brumeux en tout cas, on y voit pas bien clair, un peu comme dans une brasserie noyée dans sa fumée de consommateurs... de toute manière, l'objectif, et celui ci est très clair, est d'aller jusqu'au frigo, ouvrir la porte ( oh! elle est déjà ouverte d'ailleurs!) et de cueillir une fraîche et lisse bouteille de rhum, ti grog matinal, trèbontrèbon pour attaquer une journée d'automne. Voila donc que le frigo s'ouvre, tout se passe au mieux, voila, je sens la papaye dans mon gosier, mon cerveau se refait et déjà je sens l'omelette aux cèpes qui gémit dans la poèle... à table amigo !


